
Nous ne répéterons pas ici ce que nous avons dit du mot Thorembais. Le surnom de : les Béguines, que porte la commune dont nous allons nous occuper, parce qu'il y a existé un béguinage, s'est également introduit au XIIIe siècle. On a dit en latin, Torenbasium Beghinarum (1283) ou Thorembasium Beghinarum (1441); en français, Torembays les Beguines (1278), Thorembais les Beghines ( 1337, 1455), Torembays ou Tourembays les Beghines (1374), Torembays à Begines (1383), Torrembais les Beghinnes ou Torebais les Beguines (1403-1404), Torebais les Beghines (1417), Tourebais les Beghynes (1436), Tourbays les Beghines (1636), Torenbays les Beghinne (1655), Torembaix les Béguinnes (1666), Thorenbais les Béguines (1787). Primitivement on disait: Thorembais-Saint-Martin (Torenbais Sancti Martini, 1247), d'après le patron de l'église paroissiale. En wallon on prononce Torebaie-les-Béguines.
La commune de Thorembais-les-Béguines est limitrophe de celles de Glimes, Mont-Saint-André, Geest-Gérompont, Perwez, Thorembais-Saint-Trond et Malève.
Thorembais-les-Béguines est à 3 1/2 kilomètres S.-S.-O. de Glimes et O. de Mont-Saint-André, 4 kilom. E. de Malève, 4 1/2 kilom. N. de Perwez et N.-E. de Thorembais-Saint-Trond, 6 kilom. O.-N.-O. de Geest-Gérompont, 43 kilom. E. de Nivelles, 48 1/2 kilom. E.-S.-E. de Bruxelles.
L'église de Thorembais-les-Béguines se trouve située par 50 grades 2883 de latitude N. et 2 grades 7078 de longitude E., d'après la triangulation du Dépôt de la guerre.
L'altitude du seuil de la porte de l'église (ancienne?) est de 131 mètres 95 d'après le nivellement des cours d'eau du Brabant; le Dépôt de la guerre a pris pour repère, à l'altitude de 132 mètres 52, la tablette du ponceau entre les bornes 22 et 23 de la route de Tirlemont à Charleroi.
Le procès-verbal de délimitation du territoire de Thorembais-les-Béguines a été dressé le 11 avril 1820 et clos le 25 août suivant. Le cadastre divise le territoire de Thorembais-les-Béguines en trois sections : la section A ou du Village, la section B ou du Bois des Dames, la section C ou de Mellemont.
Au 1er janvier 1859, ces sections se trouvaient morcelées en 1,000 parcelles, appartenant à 346 propriétaires, donnant un revenu cadastral de 60,816 fr. 49 cent, (sol : 55,449 fr. 49; bâtiments : 5,367 fr. 00) et ayant une contenance de 843 hectares 54 ares 15 centiares (imposable : 815 hect. 06 a. 75 ca.; non imposable : 28 hect. 47 a. 40 ca.).
Cette contenance globale se subdivisait ainsi en 1834 :
En 1086, Thorembais contenait 726 bonniers 2 journaux, dont 647 b. 3 j. de terres, 2 b. de terres appartenant à l'ordre de Malte, 15 b. 3 j. de prairies, 2 b. de prairies banales, 28 b. 1 j. de pâturages, 23 b. 3 j. de bois, 6 b. de communaux. Glatigny, qui formait une juridiction distincte, n'englobait que 70 b. 2 j., dont 03 b. 1 j. de terres, 5 b. 3 j. de prairies et 1 b. 2 j. de communaux.
On comptait : à Thorembais, en 1374, 93 ménages; en 1436, 59 foyers; en 1464, 55 foyers; en 1472, 53 foyers; en 1492, 20 foyers; en 1526, 73 maisons, dont 2 inhabitées; en 1686, 20 maisons, 1 taverne, des brasseries et 1 moulin; — à Glatigny, en 1374, .. ménages; en 1436, 8 foyers; en 1464, 11 foyers; en 1472, . foyers; en 1492, 2 foyers; en 1526, 6 maisons; en 1686, 2 petites baraques; — dans la commune, au 31 décembre 1850, 195 maisons.
Thorembais-les-Béguines, qui compte 173 maisons; Glatigny, 22 maisons.
Le village de Thorembais-les-Béguines est bâti sur les bords marécageux du ruisseau dont il porte le nom; l'église et la plus grande partie des maisons se trouvent sur la rive droite. L'extrémité méridionale de l'agglomération, que l'on nomme le Long pré et qui compte 25 habitations, s'écarte du Thorembais.
Le petit hameau de Glatigny (Glategnies, 1221; Glatigney, 1342; Glattengys, 1374, 1383; Glattengny, 1436, 1464; Glattingny, 1462, 1570-1571; Glattignies, 1654-1655) est situé à 2,100 mètres S.-O. de l'église, au bord de la route de Tirlemont à Charleroi et sur la rive gauche du Thorembais. On y rattache l'écart du Culot, qui se trouve de l'autre côté du ruisseau, à cheval sur la limite des deux communes de Thorembais.
A 800 mètres N. de l'église, la Maison Michaux et la Maison Stevens, sar la route de Tirlemont à Charleroi; à 1,400 m. N.-N.-E., l’Auberge Ducat, sur la même route; à 1,100 in. N.-N.-E., le Moulin de Thorembais ou Moulin à eau ; à 1,100 m. N. E., le Moulin à vent; à 1,700 m. S.-O., Coquiamont (Cokealmont, 1200; Kokeamont, 1224, 1232 environ; Kokiamont, 1310; Cockiamont ou K'ockreaumont, 1374; Cocqueriaumont, 1436; Haute Cense de Coquiamont, an V; altérations wallonnes de Coquereaumont), ferme; à 1,100 m. O.-S.-O., Mellemont (Bemelinimons, 1153; Emmiliaimons, 11606; Grangia de Emelemont, 1184; Emmeliamont, 1336; Maison de Mellemont, 1160-1461; Cense d’Emmelemont, XVIIe siècle; Mellemont, 1709; que dans la commune, on prononce souvent Emellemont, de même que l'on y dit Evillers pour Villers), ancien prieuré de l'abbaye de Villers; à 600 m. O., la Maison Pétiniot, cabaret, sur la route de Tirlemont; à 700 m. N.-N.-O., .A l'Etoile belge ou Maison Majoie, cabaret sur la même route.
Fond de Jauche; Rivaupont; Malvaux; Champ Hayette? ou Campagnette?; Ferme de la Porte (Cense del Porte, XVIIe siècle; Cense de la Porte, an V) ; Champ de la Porte; Ferme du Mont (Cense du Mont, XVIIe siècle); Pont du Vieux moulin; Ladrie; la Taille; Chetenbroeck ou Chettenbrou (Commune de Chitembroux, 1794); Bois le Doyen; Fond de Gestiau ou Gesteau; Bois des Dames (Bois Idame, 1547; Bois le Damme, proche la Fosse Baillet, 1638); Bois Godau; Campagne d'au tri; Petite cense (1655); Douaire du Curé; Trichon; Pré Brabant, la Tombelle; Marlire à l'eau; Long fossé; Sentier vert; Long pré; Grosse pierre ou Grosse borne (Campagne des Grosses pierres, an V); Cortil Hubin; Bosquet; Pré aux Chevaux; Angle a l’anglée (Deriere Langley, 1462; Alle Langlée, XVIIe siècle); la Vignette; Champ de la Chapelle des Affligés; Champ Sotte-Dame; Petit pré (Petit preit de Cocqueamont, XVIIe siècle); Pré Mausse; Chemin de Gilly; Haut chemin; Closière de Coquiamont; Chemin de Liège (« Piesente appellé le Voye de Liège », 1462); Tige Gobart; Pont de la Brasserie; Pont de Mellemont; Pont de Coquiamont; Pont Gaspard; Pont Débauché; Pont de Long pré; Chemin neuf ou Avenue de l'église; Chemin Milaire; Chemin Scarbotte; Chemin de la Cour; Chemin du Clerc; Basse Purnelle; La Commune; Pont Majoie; Pont Gillot; Pont Dellisse; Ruelle aux Praiset; Cortil de Villers; Ruelle Courtois; Sentier de la Sapinière; Vieux François; Terre Gagnage; Chapelle Saint-Roch; Fond des Murailles, parcelle appartenant aux pauvres de Thorembais-Saint-Trond et contiguë à cette commune.
Campagne du Crucifix; Bois d'Aveau( 1794); Al haye le Barbier (1462); Prez al Caudrie (1794); Campagne de Cerisier (1794); Sur le Chacye (1103); le Chaisne, à Glatigny (XVIIe siècle); Cense de la Couverterye (XVIIe siècle); Bois des Convers (XVIIe siècle); Campagne de Craiwé( 1794); Courtil au Crolliers (XVIIe siècle); Campaigne del Crois (1462); Al Foset (XVIIe siècle); Cense de Glatingny (XVIIe siècle); Grant bonier (1462); Grant camp (1462) ou Grand Champ (XVIIe siècle); Grand preit (XVIIe siècle); Deseur le Hottia (1655); « Pré à Torembais qu'on disoit le Vivier de Huwardes »(1341); Preit de Kokille (1462); Alle Fosse Gierart de Liernut (1462) ou Fosse Pira de Liernu (XVIIe siècle); Preit du Luminaire, à Glatigny (1679); Champauigne de Malève (XVIIe siècle); Courtil Mattoye (XVIIe siècle); Valey del Meer (1462); Mespelroul (1462); Campagne du Bois de Mettelebeek (1794); Champagne du Molin à vent (1655); « Tenure dite le Mombour, «actuellement preit » (XVIIIe siècle); En Montri (1462); Es Monts, à Glatigny (XVIIe siècle); Court dite Nivalroy (1397, d'après GOETHALS); Au Piedrache (XVIIe siècle); Trys à pouille (1462) ou Try aux poilhes (XVIIe siècle); En Paradis (1462; Preit de Paradis, XVIIe siècle); Remboval (1462) ou Rembovaulx (XVIIe siècle); Courtil Sainte (XVIIe siècle) ; Spinette de Sainte-Marie (XVIIe siècle); A Saulx Quaresme (XVIIe siècle); Au Savelon (XIVe siècle); A Soulleville 1462); A Surpreit (XVIIe siècle); Au Preit de Villain (XVIIe siècle); Preit de Walhain (1462).
Le terrain est généralement plat; les bords du Thorembais sont marécageux. Le point culminant se trouve au champ de Coquiamont, vers la limite de Perwez, où l'on a constaté une altitude de 153 mètres.
Le système gedinnien du terrain rhénan règne dans la vallée du Thorembais; mais il y est recouvert du limon hesbayen, qui s'étend sur tout le territoire de la commune. Le sable bruxellien forme le sous-sol; il affleure sur les deux rives du ruisseau, vers Glatigny.
Tout le territoire de Thorembais-les-Béguines appartient au bassin de l'Escaut; le seul cours d'eau qui arrose cette commune est le Thorembais.
Le Thorembais, connu aussi sous les désignations de Grand ri, de Petite Gête et de Grande Gête, sert un instant de limite entre les deux communes auxquelles il prête son nom; entre à Thorembais-les-Béguines près du Cortil Hubin; baigne, en parcourant de longues prairies, le hameau de Glatigny et les fermes de Coquiamont et de Mellemont; traverse le village de Thorembais-les-Béguines; active le moulin à eau par une chute de 4 mètres 69; passe sous la route de Louvain à Namur et entre à Glimes, après un parcours de 4,300 mètres, dont 200 mitoyens, dans la direction du N.-E.
Les habitants emploient l'eau de la Fontaine Saint-Martin et de la Fontaine Sainte-Barbe. Pour prévenir les ravages du typhus, qui règne fréquemment, on a desséché un étang qui se trouvait près du village, sur la rive droite du Thorembais. Les deux pièces d'eau voisines de Mellemont se comblent aussi peu à peu.
On comptait: en 1666, 150 communiants; en 1709, 229 habitants, dont 29 à Mellemont; en 1780, 421 habitants : 2 prêtres, 4 religieux, 141 hommes et garçons âgés de plus de 12 ans, 129 femmes et filles âgées déplus de 12 ans, 71 garçons et 74 filles (dans la paroisse, le même nombre); en l'an XIII, 507 habitants; au 31 décembre 1831, 853 habitants; au 31 décembre 1850, 910 habitants ( wallons).
Les registres des naissances, mariages et décès remontent à 1667.
Il exista encore un bois de futaie, nommé le Bois des Dames, qui a une étendue d'environ 20 hectares. C'est ce bois que l'abbaye de Villers acquit, le 27 octobre 1421, de Thierri de Rosières dit de Ruttart; celui-ci ne pouvant payer une somme de 100 livres de vieux gros tournois, due à Guillaume D'Yngelsche, dut renoncer â son bien, qui comprenait alors 28 bonniers et était contigu au bois appartenant au curé de Thorembais-les-Béguines.
D'après les recensements généraux, les exploitations agricoles se classaient de la manière suivante par rapport à leur étendue :
Les exploitations de plus de 50 hectares sont actuellement : la Basse-cour de Mellemont (178 hect.), tenue par M. Minet (J.-B.), appartenant â la comtesse de Mérode, veuve du prince de la Cisterna; la Petite cense (112 hect.), tenue par les enfants Dechamps, appartenant â la douairière de Baré de Comogne; Coqniamont (110 hect.), tenue par M. Debras (L.), appartenant à la même propriétaire; la Ferme du Mont (82 hect.), tenue par M. Minet (Jules), appartenant à M. Piron père, de Bruxelles; la Ferme de la Porte (75 hect.), tenue par M. Hellin (Aug.), appartenant aux héritiers de Beughem.
Mellemont était jadis un prieuré de l'abbaye de Villers, à laquelle toutes les autres fermes appartenaient aussi.
Le nombre des animaux domestiques constaté par les recensements généraux s'élevait à :
Les terres exploitées par les cultivateurs de la commune se répartissaient ainsi :
Ce chiffre total se subdivisait en biens exploités:
En moyenne, l'hectare de terre était estimé à:
L'ancienne verge linéaire a 16 1/2 pieds de Louvain.
Il existe dans la commune deux moulins à farine ; l'un, mû par le vent, n'a qu'une paire de meules; l'autre, mû par le Thorembais, dont la retenue est à l'altitude de 122 mètres 81, a deux paires de meules. Ce dernier appartenait, de temps immémorial, à l'abbaye de Villers ; en 1680, on en évaluait la valeur locative à 80 fl. Il fut vendu, le 2 prairial an VI et moyennant 380,000 livres, à M. Plovits.
La brasserie de l'ancien Refuge de Mellemont est encore en activité. En 1686, outre une taverne, louée 20 fl. Il y avait plusieurs brasseries.
Le tiers de la population s'occupe du teillage du lin. Le travail se paie à raison de 30 centimes la botte; un km ouvrier prépare 6 à 7 bottes par jour. On y fabrique aussi des sabots.
La route de l'Etat de Tirlemont à Charleroi traverse le territoire sur 3,800 mètres; celle de Louvain à Namur, sur 1,600 mètres, dont 350 mitoyens avec Glimes.
On compte 26 chemins et 34 sentiers vicinaux, mesurant ensemble 46,596 mètres, dont 4 à 5 kilomètres sont pavés.
Le chemin de grande communication n° 107 traverse la commune sur 924 mètres.
Le fertile territoire de Thorembais-les-Béguines ne nous a fourni d'autres traces d'antiquités que la mention d'une chaussée dans un acte du XVe siècle (à Torembays sur le Chacye, 1403). Une tombelle doit avoir existé à la limite de Perwez, au nord de la ferme de l’'Agnelée, sans doute près du chemin qui part de ouest de Perwez pour aller en ligne directe vers Glimes. Il y a eu un autre monticule près du moulin à eau, mais était-ce un tumulus? On peut en douter. On nous a assuré qu'il se composait d'un amas de pierres, recouvert de broussailles, et nous tenons d'un nonagénaire, dont la mère avait atteint le même âge, qu'un château a existé en cet endroit et que l'on en retrouve encore les fondements. La tradition rapporte qu'on construisit dans le voisinage une ladrerie, où l'on apportait à manger aux pestiférés au bout d'une perche. Et, en effet, le terrain se nomme encore Al Ladrie.
Thorembais (avec Glatigny) fut du nombre des villages auxquels un duc de Brabant accorda une exemption complète de redevances serviles, moyennant un cens fixe qui montait : en 1278, à 4 livres payables à la Saint-Remy; au XVe siècle, à 3 livres; en 1654-1656, à 7 livres 2 1/2 sous. Nous avons de fortes raisons de croire que cette concession fut faite par le duc Henri Ier, en l'année 1204.
Par une autre charte, qui ne porte pas de date, mais qui remonte à l'an 1232 environ, le même prince affranchit de toute exaction et de toute taille les biens et les tenanciers de l'abbaye de Villers à Thorembais et Cocquiamont et déclara que les moulins de ce monastère n’étaient pas soumis à sa juridiction. Son frère Guillaume avait, à plus d'une reprise, accablé d'exactions Ies sujets de l'abbaye à Thorembais, à Cocquiamont et à Glatigny, mais ensuite il s'en repentit et renonça a ses prétentions. Son fils Godefroid en fit autant, par un acte donné, le jour de Saint-Pierre ès liens, en 1224, dans l'abbaye même de Villers, dans la chapelle de Saint-Michel, en présence du duc, de son fils Henri, de plusieurs hommes nobles et d'autres personnes. Godefroid ne se réserva que la juridiction sur la famille de Saint-Pierre (ou tenanciers de Gembloux) et sur ses propres serfs et les serfs de Saint-Pierre habitant dans le village.
Le maire et les échevins de l'abbaye ayant, à l'occasion de l'arrestation de quelques femmes, fait sonner la cloche, le maire d'Incourt, Jean de Stretem, considéra cette dernière cérémonie comme un attentat aux droits du duc, et ordonna de saisir la seigneurie de Thorembais-les-Béguines. L'abbé ayant prié le bailli du Brabant wallon de tenir une journée (c'est-à-dire de convoquer une assemblée), où les bons preudomes (ou habitants notables) du village et des localités voisines viendraient spécifier les droits respectifs du duc et de l'abbaye, il fut reconnu que le premier n'avait à Thorembais aucune juridiction, sauf qu'on devait remettre à ses officiers les malfaiteurs, « en draps de lin ». Quand il y avait « ost » ou prise d'armes, les officiers ducaux étaient tenus de requérir l'abbé de faire sonner la cloche (acte des hommes de fief du duc, en date du mois de juillet 1417).
En l’année 1461, quatre petits enfants qui gardaient les vaches aux champs étant à jouer dans marnière, furent surpris par un éboulement de terre et tués. Un religieux de l'abbaye, qui exerçait les fonctions de « gouverneur de la maison de Mellemont », ayant donné l'autorisation d'enlever leurs corps et de les ensevelir, on l'accusa encore d'empiétement sur la haute justice et on séquestra de nouveau la seigneurie de Thorembais.
De 1578 à 1583, le village, ainsi que Glatigny, Geest-Gérompont etc., furent complètement abandonnés par leur population, qui se réfugia, en partie au pays de Liège; en partie, dans différentes villes des Pays-Bas. Glatigny cessa de former une juridiction distincte en 1795.
En 1815, le prieuré de Mellemont servit de magasin de vivres à l'armée prussienne, pendant deux à trois mois.
Après avoir ressorti, pendant plusieurs siècles, à la mairie d'Incourt, Thorembais fut compris, en l’an III, dans le canton de Perwez et n'en a plus été séparé.
« En la paroische de Thorembais-les-Béguines, l'abbé « de Vileer », dit le Compte du bailli de Nivelles pour l'année 1403-1404, prétend avoir cens, rentes, loix et amendes, qui se jugent selon la loi de Louvain et doit livrer homme fourfait au coron de sa terre et madame (la duchesse) y a la haute justice ». Plus tard, cette dernière fut considérée comme appartenant aussi au monastère.
Les Archives du royaume possèdent les anciens greffes de Thorembais et de Glatigny, qui commencent : le premier, en 1767; le second, en 1768. Les échevins de Thorembais donnaient leurs actes sous forme de chirographes.
Sous le rapport des aides, les deux juridictions étaient distinctes en 1383 et l'étaient encore en 1686. La commune possède 5 hectares 65 ares.
Son budget, pour 1*59, présente les chiffres suivants :
L'abbaye de Villers était, pour ainsi dire, le seul propriétaire qu'il y eût à Thorembais-les-Béguines. Le monastère était à peine fondé que les religieux établirent à Thorembais, au lieu dit Bemelinimons, une grande exploitation rurale; elle provoqua la jalousie des moines d'Heylissem, qui craignirent pour leur ferme de Seumay la proximité de cet établissement rival; toutefois, par un accord conclu en 1153, il fut décidé que l'une et l'autre continueraient à subsister. Peu de temps après, l'abbé de Villers Ulric acquit d'Evrard de Harbais, tout son alleu d'Emmilimons, du consentement de sa sœur, qui en possédait la moitié, et avec l'approbation du duc Godefroid III, dont il était le vassal (charte du duc, de l'année 1160).
Un autre sujet de querelle surgit bientôt. En 1175, Godefroid de Wavre abandonna à l'abbaye de Villers tout son alleu de Thorembais et tout ce qu'il tenait dans ce village, à titre héréditaire, du duc Godefroid III. L'église, les dîmes, des terres, des bois, des eaux, des pâtures, des étangs, un moulin, des cens, furent compris dans cette cession, qui reçut l'approbation d'Ermentrude, sœur de Godefroid de Wavre; mais ce dernier, agissant au nom de son frère Siger, avait gratifié du même bien l'abbaye d'Heylissem; de là une longue contestation, qui se termina en cette année 1175, la communauté de Villers ayant acheté les droits d'Heylissem, moyennant 30 marcs. Brunon, prévôt et archidiacre de la grande église de Cologne, ratifia cet accord onze ans après, et le pape Alexandre III, par un bref particulier, le sanctionna également.
Les souverains pontifes confirmèrent, en 1177, 1180 et 1192, la donation de Siger, de Godefroid et d'Ermentrude de Wavre; le duc Henri Ier en fit autant en l'an 1184; Jean II, l'un de ses successeurs, confirma encore, aux religieux, leurs possessions â Thorembais et Cocquiamont (charte datée des octaves des saints Pierre et Paul, en 1310).
Par des acquisitions successives, Villers accrut considérablement son domaine de Thorembais. Vers l'an 1200, elle reçut quelques biens de Clarisse de Sart; en 1221, l'abbesse de Nivelles, Ode, lui abandonna six bonniers et tout ce qu'elle avait eu de la fille de Gérard de Hougaerde, en échange do la propriété, située à Watermael, qn'un frère de celui-ci avait cédée à l'abbaye de Villers; en 1219, l'abbaye de Florennes lui vendit les terres qu'elle devait â la libéralité de Henri Bovetin et de sa femme Marie.
La grange ou ferme d'Emmelemont ou Mellemont, qui était d'abord régie par un « maistre » (en 1330), devint un prieuré, qu'habitaient quelques religieux (ordinairement quatre), plus spécialement chargés de la gestion des biens du monastère à Thorembais, Glatigny, Sainte-Marie, Hamillies, Opprebais, Sart-Risbart, Geest-Saint-Remy et Petit-Hallet. Jadis les domestiques de la ferme reconnaissaient l'autorité spirituelle du curé; mais, vers le milieu du XVIIIe siècle, en vertu d'un ordre de l'abbé Stainier et de l'aveu de l'évoque de Namur, ils commencèrent à se considérer comme indépendants de l'autorité pastorale.
Mellemont fut entouré de murs du temps de l'abbé Arnoul de Gestele (1271-1276). D'importants travaux furent effectués, du temps de l'abbé Othon (1393-1421); mais on en agrandit surtout les bâtiments, aux XVIIe et XVIIIe siècles. La cense ou ferme adjacente était alors louée, avec la dîme de Sainte-Marie, moyennant 10 muids de froment, 43 muids de blé, 10 muids d'épeautre, 1 muid d'avoine et 60 florins. Vendue du temps des Français, cette belle propriété était, dans les derniers temps, la propriété de M. Heunessy. Après sa mort, la partie méridionale, comprenant l'ancienne basse-cour, a été acquise par Mme Werner de Mérode, née comtesse de Spangen, qui l'a laissée â sa fille, la comtesse Louise de Mérode, veuve du prince de la Cisterna ; la partie septentrionale, ou le prieuré, est passée entre les mains de M. Eugène Minet, qui l'habite.
Mellemont est établi sur un coteau exposé au N.-E. et qui descend vers .la rive droite du Thorembais. La porte cochère de la basse-cour décrit un plein cintre de dimensions monumentales ; elle est surmontée d'une niche, destinée à renfermer la statue d'un saint. Les ancres d'un des bâtiments donnent la date 1687.
Le mur d'enceinte du prieuré étale les quatorze stations du chemin de la croix et un calvaire, qui y ont été placés, dans ce siècle, par M. Piéret; à l'extrémité septentrionale se remarque un pavillon du XVIIIe siècle, percé de deux rangs de meurtrières, dont on ne devine pas la destination. La porte du prieuré montre la devise de l'abbé Lambert Straelen : Mature et candide, A l'intérieur de la cour, on admire un vaste bâtiment à deux étages, parallèle au Thorembais, qui servait d'habitation aux moines. Il ne compte pas moins de six fenêtres de chaque côté de la porte d'entrée. Le fronton est décoré d'un double écusson, avec les devises : Post tenebras spero lucem et Fortiter et suaviter ; on y voit aussi la date 1730, répétée dans un chronogramme qui fait allusion aux pièces des écussons : a fVnDaMento eXTrUUnt Leo AgnUs faLco. Un vestibule spacieux donne accès à un double escalier conduisant à l'étage et débouchant en face de la chambre qu'occupait l'abbé lorsqu'il visitait Mellemont; le plafond de la cage de l'escalier donne la date « anno 1738 ». Le grenier et les souterrains ne sont pas les parties les moins remarquables de cette belle construction ; ceux-ci offrent la particularité d'être au niveau du sol du côté N., à cause de la déclivité du terrain. Ces locaux spacieux ne sont plus habités et servent de magasins.
A gauche de ce bâtiment et en retour d'équerre on rencontre les remises et la brasserie des moines, qui est encore exploitée aujourd'hui. A droite se trouve le corps de logis occupé par le propriétaire et dans lequel on remarque un charmant escalier, extrêmement commode malgré le peu de place qu'il occupe. C'est dans cette aile du prieuré que se trouve la chapelle, où l'on dit encore quelquefois la messe et que l’on reconnaît du dehors à son clocheton seulement, car elle n'est pas isolée. Elle est de style renaissance et occupe un espace rectangulaire, éclairé de chaque côté par trois fenêtres carrées, amorties en cintre surbaissé; au-dessus d'un autel composite se trouve un médaillon avec ce chronogramme qui donne la date 1729 : VIrgInl Matri | bernarDoqVe | ConseCrata | eXVrgo. Dans un cabinet dépendant de la chapelle on conserve les portraits de trois abbés de Villers; l'un, celui de Lambert Straelen, se reconnaît à l'inscription : Mature et candide . Ae . 51 . A. 1679; un autre porte le devise : Nec stringe, nec laxa.
L'ancienne Cense de Glatigny, qui se trouvait près du grand chemin de Thorembais-Saint-Trond à Cocqoiamont, n'était plus au XVIIe siècle, qu'une maison et tenure, que l'abbaye louait moyennant 1/2 muid de froment, 2 livres 11 sous d'Artois, 15 chapons, 3 deniers.
Celle de Cocquiamont s'affermait, avec la menue dîme, moyennant 4 muids de froment, 20 muids de blé, 4 muids d'épeautre, 2 muids d'avoine et 20 florins. Elle fut vendue comme bien national, avec 140 b., le 27 floréal an V, moyennant 168,000 livres. Elle appartient actuellement, ainsi que la suivante, à Mme veuve de Baré de Comogne.
La Petite Cense, avec 20 b bonniers de dépendances, payait un fermage consistant en 4 muids de froment, 18 muids de seigle, 2 muids d'orge, 4 muids d'avoine et 6 florins. Elle fut vendue, avec 130 b., le 7 germinal an VI et moyennant 2,850,000 livres, à M. J. Plorits.
La Cense del Porte se louait, avec la grande et menue dîme et 24 1/2 bonniers, moyennant 5 muids de froment, 20 muids de blé, 10 muids d'épeautre, 5 muids d'avoine et 20 florins. Elle fut vendue, avec 124 b., le 19 prairial an V et moyennant 156,000 livres, à Jean-François Pinchaux, ancien récollet de Nivelles.
La Cense du Mont, dont M. Piron est aujourd'hui propriétaire, se louait 2 muids de froment, 13 muids de blé et 2 muids d'avoine. Le Gouvernement français la vendit, avec 86 b. de terres et prés, le 28 pluviôse an VIII.
Enfin on cite encore, toujours comme appartenant à l'abbaye, la Cense de la Couverterye, qui donnait de fermage 4 muids de froment, 17 muids de blé, 5 muids d'épeautre, 2 muids d'avoine et 25 florins.
D'après M. Goethals, la duchesse Jeanne céda à Jean, seigneur de Glimes, en 1397, ses droits sur la « court dite Nivalroy », à Thorembais-les-Béguines, cour dont nous n'avons jamais trouvé la moindre mention.
L'église de Saint-Martin, de Thorembais-les-Béguines, avait rang d'église médiane; après avoir ressorti sa doyenné de Jodoigne, tant avant qu'après l'érection de l’évêché de Namur, elle a été comprise dans l'archevêché de Malines et classée parmi les succursales de la cure de Perwez. Anciennement, Glatigny était de la paroisse de Sainte-Marie et le Culot de celle de Thorembais-Saint-Trond.
Le patronat et les dîmes appartenaient à l'abbaye de Villers. Le chapitre de Saint-Jean, de Liège, prélevait sur l'église une rente annuelle de 5 sous, au sujet de laquelle un différend s'éleva, en 1228, le chapitre prétendant qu'elle devait être payée en monnaie de Liège, le monastère de Villers soutenant que le paiement devait être effectué en monnaie de Louvain; un chanoine de Saint-Denis de la même ville, accepté pour arbitre, « imposa silence » au chapitre. Un peu plus tard, un clerc appelé Jordan de Saint-Trond dit Mens contesta la possession de l'église à Pierre, prêtre de Nivelles, mais y renonça ensuite, en présence de l'archidiacre de Liège, Jacques Cascanus (veille de la Pentecôte, en 1283).
Le curé prélevait la dîme sur un canton particulier du village (produit, en 1787, 200 fl.) et possédait, en 1666, 26 b. de terres et un bois (en 1787, 31 b. de terres), auxquels on joignit ensuite 15 b. et 2 journaux de terres, qui formaient la dotation de la chapellenie de Saint-Nicolas et de Sainte-Catherine, qui était déjà annexée à la cure en 1666; de celle de Sainte-Croix, qui valait environ 30 muids de seigle par an et était chargée d'une messe par semaine, et de celle de Sainte-Marie. En 1787, la cure rapportait au desservant de l'église 1,160 fl. 15 sous.
La marguillerie recevait, par an, 16 setiers de seigle, ou 19 fl. 6 sous, et son revenu annuel, en 1787, montait à 38 fl. 18 s. Le revenu de la fabrique était, en 1666, de 16 fl. environ; en 1787, de 71 fl. 5 s.; en 1846, de 550 francs. Elle ne possède qu'un hectare 97 ares.
L'ancienne église avait un chœur ogival, à charpente apparente, dont les moulures étaient peintes en rouge. Les ardoises de la toiture avaient une grande épaisseur; les faîtières étaient en pierre. Le chœur datait peut-être du commencement du XIVe siècle. Il y eut, à cette époque, une contestation entre l'abbaye de Villers et Augustin, recteur de l'église, au sujet de l'entretien de cette partie de l'édifice; les parties reconnurent qu'à défaut de biens appartenant à la fabrique, c'était à elles à couvrir les dépenses, à proportion de leur part dans les dîmes (samedi après la Résurrection, en 1330). En 1666, la nef était fort obscure, la voûte de la nef blanchie, mais salie en quelques parties; la voûte du chœur fortement dégradée, le maître-autel dépourvu de tabernacle, le chœur séparé de la nef par des balustres, les uns en fer, les autres en bois, qui empêchaient les paroissiens de suivre l'office; l'autel, dédié à la Sainte-Croix, placé au milieu du vaisseau et nuisant également à la vue dans le chœur; une fenêtre de la nef bouchée seulement avec de la paille, l'asseinte ou bas-côté que l'on appelait, de temps immémorial, l'asseinte des béguines (accinctus beguinarum), en si mauvais état que le vent y pénétrait et y éteignait les lumières. Les bancs étaient, pour la plupart, mauvais et d'inégale grandeur.
L'église actuelle, qui reconnaît saint Roch pour patron secondaire, rappelle celle de Champion et a été imitée à Quenast. Elle a été construite en 1851, dans le style de la renaissance, sur les plans des architectes Moreau et Coulon et n’a coûté, nous a-t-on dit, que 34,000 francs. Elle est précédée d'une tour carrée, surmontée d'une flèche octogone de 23 mètres, qui fait face à une avenue d'un kilomètre de longueur conduisant à Mellemont. La maçonnerie est en briques avec anglées, cordons et encadrements en pierres bleues de Ligny et pierres blanches de Gobertange. A l'intérieur, l'église est disposée en basilique à trois nefs avec abside circulaire. Le vaisseau est divisé, la tour non comprise, en six travées par deux rangées de colonnes toscanes, qui reçoivent des arcs en plein cintre et dont la base octogone est en pierres blanches comme le soubassement intérieur du temple. La grande nef est recouverte d'une voûte en berceau, avec arcs doubleaux; les collatéraux ont des voûtes d'arête et sont éclairés par des fenêtres en plein cintre.
L'église possède un beau banc de communion en chêne sculpté, sortant des ateliers de MM. Goyers, de Louvain. Le maitre-autel, tout nouvellement placé, est celui que nous avons décrit en nous occupant de l'église ogivale de PLANCENOIT, où il faisait très mauvais effet. Les cloches ont été fondues en 1830 par M. Van Aerschodt, de Louvain. En 1666, il y en avait trois, dites de la communauté, décimale et des béguines, d'après ceux qui en payaient l'entretien.
La Table des pauvres possédait : en 1666, des redevances produisant huit muids de seigle et qui se distribuaient aux plus pauvres; en 1787, 7 b. de terres et 1 b. de broussailles et de bois qui venait d'être défriché (revenu annuel, 214 fl. 12 s.). La dotation actuelle du bureau de bienfaisance ne comprend que 2 hect. 87 ares.
Son budget, pour l'année 1859, a été fixé comme suit :
Ce que l'on appelle le béguinage était, en effet, un couvent de béguines, auxquelles René, écolâtre de Tongres, légua par son testament une rente de cinq sous, en 1267. Le 23 juillet 1479, un délégué du monastère de Villers et les mambours du béguinage décidèrent, avec le consentement des religieuses, que celles-ci paieraient une rétribution pour y être admises et que tous leurs meubles, à leur mort, resteraient la propriété de la maison. On honore à Thorembais la mémoire d'une sainte Ode, qui y mourut, au béguinage, vers l'année 1220.
Du temps de Gramaye, on ne voyait plus que des vestiges de cet établissement, où habitaient alors quelques vieilles femmes ou filles (en 1666, trois pauvres veuves); l'abbé de Villers avait la surintendance de leurs biens et le droit d'admettre de nouveaux pensionnaires; le greffier du village était receveur et rendait compte à l'abbé. Les pensionnaires étaient tenues d'aller servir les malades, même les pauvres, qui ne leur donnaient rien; d'assister à tous les offices de l'église paroissiale et de dire certaines prières par jour. Pendant la domination française, les archives de la maison furent emportées en Allemagne avec celles du prieuré de Mellemont. A cette époque, les places dans l'hospice furent conférées par l'administration du bureau central de bienfaisance, sur la présentation de l'agence de distribution des secours à domicile de la commune. En 1809, on porta le nombre des pensionnaires à quatre, dont une était directrice de la maison. On fixa à 5 pour cent de la recette le traitement du receveur. Un règlement, en date du 27 septembre, statua que, pour être admise à l'hospice, il faudrait être née ou domiciliée à Thorembais et être fille ou veuve. On maintint, pour les pensionnaires, l'obligation de soigner les malades, avec défense d'exiger plus de 25 centimes par jour, en sus de la nourriture, et l'obligation d'assister tous les jours à l'office. Six femmes y sont entretenues en ce moment et, bien qu'elles n'aient rien de religieux, on continue à les nommer les béguines; cinq autres reçoivent de petites pensions.
L'hospice possédait, en 1787, 8 b. 2 1/2 j.; il possède actuellement 16 hect. environ.
Les revenus s'élevaient : en 1787, à 296 fl. 14 B.; en 1809, à 1,576 fr. 37 centimes; en 1859, à 4,226 fr.
Les bâtiments consistent en une maison fort simple, qui avoisine l'église et dont la façade porte le chronogramme suivant : « hospICe refVge assVré De La VlelLLesse MaLheVreVse », qui rappelle la date (1828) des travaux de restauration.
En 1247, un conflit s'éleva, an sujet de la direction de l'école du village, entre l'abbé de Villers et le curé Godefroid. Il fut alors convenu que lorsque celui-ci ou ses successeurs trouveraient un instituteur capable, ils pourraient le nommer, sauf à le présenter à l'abbé, et à en présenter un autre, si le premier ne convenait pas (acte daté du samedi après l'Ascension).
En 1666, peu d'enfants fréquentaient l'école. Actuellement deux sœurs de la Providence, de Champion, tiennent l'école communale des filles; celle des garçons est confiée à un instituteur laïc. Le nombre des enfants pauvres qui ont été admis par la commune, en 1858-1859, à recevoir l'instruction, s'est élevé à 128 : 65 garçons et 63 filles.
Le curé Grégoire, mort en 1752, a fondé des bourses d'études pour ses parents et, à leur défaut, pour les jeunes gens de Thorembais-les-Béguines.
La fête communale arrive le dimanche après le 4 juillet; une seconde fête se célèbre le dimanche après le 11 novembre (ou la Saint-Martin).

![]() |
Avec le soutien de la Province du Brabant Wallon |